30 Sep 2017 - A lire    Pas de Commentaire

Le monde va beaucoup mieux …

de Jacques Lecomte
éditions Les Arènes, 2017

Eh oui … difficile à croire … et pourtant : chiffres, courbes et pourcentages à l’appui, Jacques Lecomte nous montre comment le monde va mieux. Exemples : l’extrême pauvreté dans les pays en développement est passée de 47% en 1990 à 14% en 2015 ( en Asie de l’est de 61 à 4% dans le même temps) ; le nombre d’enfants non scolarisés a été divisé par deux en 20 ans ; plus de 350 espèces d’animaux considérés comme disparus ont été redécouvertes ; divers groupes terroristes ont abandonné la lutte armée ces dernières années : l’IRA en Irlande du Nord en 2010, l’ETA au pays basque en 2011, le FLNC en Corse en 2014, les FARC en Colombie en 2016 ; le taux de mortalité infantile a chuté de moitié entre 1990 et 2015 ; la couche d’ozone se reconstitue, grâce à la quasi disparition des produits la détruisant, et depuis 3 ans les émissions de CO2 sont stabilisées.

Dans l’ensemble les libertés, la santé, l’éducation et  les démocraties progressent sur la planète. Jacques Lecomte, psychologue et essayiste, nous en fait des démonstrations implacables tout en nous indiquant, à chaque chapitre, pourquoi « la prudence reste de mise ». Mais surtout, SURTOUT, il nous explique comment nous sommes bernés par des oiseaux de malheur qui s’enrichissent sur notre fascination du morbide ( il cite le cas de Paul Ehrlich, p.27 à 30, ce biologiste américain qui depuis les années 60 fait des prédictions catastrophiques régulièrement démenties par la réalité mais qui continue d’être écouté et admiré) ou comment nous sommes trompés par la télévision ( baisse du taux d’homicides : -65% en 20ans, de 1994 à 2013 en région parisienne mais le soir à la télévision : une personne tuée sur 50, soit 400 fois plus que dans la vraie vie, p. 182). Il nous explique aussi pourquoi il est important de ne pas véhiculer de fausses mauvaises nouvelles : d’abord parce qu’elles nous induisent en erreur collectivement, ensuite parce qu’elles nous démobilisent (« Fournir des informations catastrophiques sans présenter des moyens d’agir pousse à l’immobilisme, voire au rejet de ces informations. » p.31) et enfin parce qu’elles conduisent à des politiques autoritaires et des dérives sécuritaires.

Bon, alors, à lire et relire, les jours de cafard, les nuits d’insomnie, et à citer abondamment dans les conversations.

Pour en savoir plus

http://www.francetvinfo.fr/economie/video-multiplier-les-messages-catastrophistes-incite-a-voter-pour-les-extremes-selon-jacques-lecomte_2095183.html 

 

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